Se situer dans le monde
« Ces œuvres nous aident, ou plutôt peuvent nous aider, à poser les bonnes questions à l’univers, à la société et sans doute à nous-mêmes, et, dans certains cas, à y répondre. Elles nous permettent de mieux nous situer dans le monde, parfois douloureusement, mais en nous empêchant de nous endormir dans ce qu’un roman de science-fiction appelait un un “bonheur insoutenable” » (p. 25).
Mobiliser les sens et la raison
« Les œuvres culturelles […] sont une invitation à mieux voir, mieux entendre, mieux sentir. Elles permettent à l’homme d’appréhender le monde en utilisant mieux ses cinq sens comme sa raison. Cela passe par la maîtrise du langage, des langages (y compris celui de l’image), des codes (musical, pictural, etc.) » (p. 27).
Construire de nouveaux repères
« Elles nous aident à mieux nous situer dans un espace et un temps qui ne soient pas seulement ceux de la familiarité et de l’immédiateté. Là encore se conjuguent déstabilisation et construction, parfois douloureuses, de nouveaux repères (l’apparition de la perspective en peinture, la naissance du roman en Occident, la vision nouvelle de la réalité qu’apporte le montage au cinéma – avec Eisenstein et Orson Welles). Les œuvres culturelles élargissent notre palette et nous permettent de faire fonctionner notre capacité d’imagination et de créativité » (p. 27-28).
Jean-Michel Zakhartchouk (1999). L’enseignant, un passeur de culture, Paris, ESF éditeur, 128 p.